II ne lui manquait plus qu'a vendre sa maison des bords de Seine, a Epinay, et obtenir un prêt relais de 200 000 € jusqu'à ce rendez-vous au Crédit lyonnais, Christine Descateaux ne se posait aucune question décrocher un crédit serait un jeu d'enfant « Lorsque ma banquière m'a appris que l'assurance refusait mon dossier, je suis tombée des nues », se souvient cette quinquagénaire Parce qu'elle était gravement malade ?
Non Tout juste, en remplissant le questionnaire de sante, avait-elle eu la (trop grande) honnêteté de signaler une vieille infection urinaire. Sa banquière - la même depuis trente ans semble alors elle aussi stupéfaite
Un peu plus tard, Christine apprend que son dossier est finalement « ajourne », dans l'attente d'examens complémentaires bilan cardiaque, tests d'effort, prises de sang...Mais les résultats tardent a arriver Trop de mises à l'écart
Or, cette journaliste free-lance a déjà signe une promesse de vente « Si j'attendais trop, la maison de Marseille me passait sous le nez » Sur les conseils d'un ami assureur, elle contacte l'association ACARAT spécialisée dans le crédit aux personnes présentant un « risque aggrave de sante » Pour quelques dizaines d'euros, elle s'inscrit, rencontre un médecin de l'association « En trois jours, ACARAT m'a trouvé un prêt, au même taux, mais avec le Crédit foncier » Depuis cette mésaventure, Christine Descateaux, définitivement installée dans la cite phocéenne, a largement soutenu ACARAT, basée a Vitrolles Et rencontre des dizaines de personnes, dont les problèmes de sante étaient ou avaient été autrement plus graves que les siens Les diabétiques, les cardiaques ? « Même lorsqu'ils sont bien suivis, ils sont quasiment grilles à vie » Toutes ces femmes, qui ont eu un cancer du sein dix ans auparavant, et sont considérées comme guéries ? « Elles aussi sont mises à l'écart Sans même parler des handicapes moteurs, eux aussi victimes de cet « apartheid », comme elle dit « Si la nouvelle loi permet d'en finir avec cette sorte de racisme, ou au moins de limiter les abus, ce sera un vrai pas en avant » SAINT-TROPEZ (VAR), HIER Christine Descateaux
Non Tout juste, en remplissant le questionnaire de sante, avait-elle eu la (trop grande) honnêteté de signaler une vieille infection urinaire. Sa banquière - la même depuis trente ans semble alors elle aussi stupéfaite
Un peu plus tard, Christine apprend que son dossier est finalement « ajourne », dans l'attente d'examens complémentaires bilan cardiaque, tests d'effort, prises de sang...Mais les résultats tardent a arriver Trop de mises à l'écart
Or, cette journaliste free-lance a déjà signe une promesse de vente « Si j'attendais trop, la maison de Marseille me passait sous le nez » Sur les conseils d'un ami assureur, elle contacte l'association ACARAT spécialisée dans le crédit aux personnes présentant un « risque aggrave de sante » Pour quelques dizaines d'euros, elle s'inscrit, rencontre un médecin de l'association « En trois jours, ACARAT m'a trouvé un prêt, au même taux, mais avec le Crédit foncier » Depuis cette mésaventure, Christine Descateaux, définitivement installée dans la cite phocéenne, a largement soutenu ACARAT, basée a Vitrolles Et rencontre des dizaines de personnes, dont les problèmes de sante étaient ou avaient été autrement plus graves que les siens Les diabétiques, les cardiaques ? « Même lorsqu'ils sont bien suivis, ils sont quasiment grilles à vie » Toutes ces femmes, qui ont eu un cancer du sein dix ans auparavant, et sont considérées comme guéries ? « Elles aussi sont mises à l'écart Sans même parler des handicapes moteurs, eux aussi victimes de cet « apartheid », comme elle dit « Si la nouvelle loi permet d'en finir avec cette sorte de racisme, ou au moins de limiter les abus, ce sera un vrai pas en avant » SAINT-TROPEZ (VAR), HIER Christine Descateaux
Odile Plichon

