Une action de différentes associations avait permis en 2001 d'aboutir à la signature de la convention Belorgey qui autorisait les prêts immobiliers et professionnels ainsi que les prêt à la consommation.
La Ligue avait fini par prendre le taureau par les cornes et nous avions mis en place un service spécifique baptisé Aidea : Accompagnement et information pour le droit à l'emprunt et l'assurabilité.
Un service de conseillers spécialement formés pour répondre aux questions des malades, ou anciens malades, et pour les aider à remplir leurs dossiers.
On a eu le cas de quelqu'un à qui on avait refusé un prêt pour « acheter des casseroles! ».
Que va changer le nouveau texte de loi ?
« La banque sera obligée d'accepter le dossier de la personne malade ou guérie et de traiter le malade comme n'importe qui. »
Pour les personnes malades, c'est une avancée extrêmement importante, non seulement sur le plan pratique, mais aussi sur le plan psychologique.
Imaginez une personne à qui on a dit qu'elle est guérie et à qui on va dire qu'on lui refuse un prêt à cause de sa maladie : on ne peut pas vraiment dire que ce soit très bon pour son moral.
Le nouveau texte va permettre à ces personnes de pouvoir quitter le ghetto de la maladie.
Ce n'est pas parce qu'on a eu un cancer qu'on va mourir dans l'année.
Quels problèmes resteront en suspens ?
Il faudra toujours remplir un dossier médical et par ailleurs on sait bien que les textes de lois ne résolvent jamais tous les problèmes.

