Afin de faciliter l'accès à l'emprunt des personnes présentant un risque de santé aggravé, les banques françaises renforcent dès janvier l'information du public et la formation de leur personnel.
Prenant la succession de la convention Belorgey, créée en 2001, la convention Aeras est entrée en vigueur cette semaine, avant même l'adoption du projet de loi auquel elle est adossée, prévu pour la fin du mois.
Malgré des délais très courts, elles ont fait «des efforts considérables», a indiqué hier la Fédération des banques françaises (FBF), pour intégrer dès janvier ces nouvelles dispositions dans leurs chaînes informatiques et sensibiliser leurs commerciaux au contact de la clientèle.
En général, on trouve un référent national, spécialiste de l'assurance-emprunteur, et des référents locaux, dont le nombre varie suivant l'organisation de la banque : une centaine chez BNP Paribas et à la Société Générale, une cinquantaine chez LCL, un par caisse régionale au Crédit Agricole, aux Caisses d'Épargne et aux Banques Populaires.
De manière à pouvoir anticiper la question de l'assurance avant même le choix du bien immobilier, un «pré-diagnostic» auprès des assureurs sera désormais valable quatre mois.
«L'objectif est que le public soit informé très en amont du processus de demande de crédit», a souligné hier Ariane Obolensky.
A la fin novembre 2006, au Crédit Agricole, on constatait 12.000 refus en niveau un et 971 en niveau deux.

