Ratifiée au début de l'été, la convention Aeras destinée à faciliter l'octroi de crédits aux personnes présentant un risque aggravé de santé est entrée en vigueur le 6 janvier.
Il reste aux professions bancaires et de l'assurance à mettre les dernières touches à leurs dispositifs internes qui supposent pour les uns de former le personnel des agences bancaires et de modifier leurs chaînes informatiques et pour les autres d'analyser encore plus finement les risques de santé.
Ces derniers mois, les banques françaises se sont employées à nommer des «référents» experts de la convention au sein de leur réseau. L’objectif est d’épauler les conseillers clientèle par leur expertise lorsque survient une demande de prêt entrant dans le champ de la convention Aeras.
Au sein de chaque banque, on s'organise. Au Crédit Agricole, c'est l'Adicam, courtier de l'assurance emprunteur au sein de la Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) qui a géré la mise en oeuvre de la convention Aeras.
L'ensemble des agents qui sont en contact avec le public ont reçu une documentation avec une note de procédure, et ont participé à des réunions d'information au sein de chaque agence bancaire.
«Outre les référents, nos 500 télé-conseillers qui travaillent sur les differentes plates-formes de relations avec la clientèle ont été formés notamment pour traiter les demandes d'assurance anticipée», explique Philippe Stolz, responsable marketing pour le crédit immobilier chez BNP Paribas.
Pour les prêts immobiliers et professionnels, le champ couvert par la convention est l'assurance décès et la perte totale et irréversible d'autonomie.
Une question cependant reste en suspens puisque assureurs et banquiers n'ont pas encore déterminé la clé de répartition du coût des surprimes d'assurance pour les personnes aux revenus les plus modestes, ce coût devant être pris en charge par les deux professions.

