La loi qui entre en vigueur aujourd'hui va faciliter la vie quotidienne de millions de malades.
Mais les banquiers et les assureurs restent libres de refuser un prêt.
La loi facilitant l'accès à l'assurance et au crédit pour les personnes gravement malades ou handicapées marquera certainement une étape importante dans la vie de dix à onze millions de personnes.
Les prêteurs devront motiver leur refus. Il est vrai que les progrès dans ce domaine étaient restés jusqu'à présent extrêmement limités, les malades et les handicapés restant trop systématiquement traités de façon discriminatoire par les établissements financiers : demandes de prêt rejetées plus souvent que la moyenne, surprimes d'assurance exagérées liées à l'état de santé...
Les clients seront obligatoirement informés de leurs droits, grâce notamment à un serveur vocal national et à un site Internet.
Les chargés de clientèle des banques recevront une formation spécifique et les dossiers devront être traités dans un délai maximal de cinq semaines.
Pour les crédits immobiliers, le montant maximal du prêt est porté à
300 000 € alors que pour les prêts à la consommation inférieurs ou égaux
à 15 000 €, aucun questionnaire de santé ne sera exigé. 
