L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé la note de la France de AAA à AA+. Rassurons-nous, pour l’instant, les autres agences (Fitch, Moody’s…) notent toujours les emprunts français triple A. Mais quel impact cette dégradation de la note peut-elle avoir sur les taux des crédits ?
Un abaissement de la note implique mathématiquement une hausse des taux pour les emprunts de l’Etat français, mais aussi pour les banques françaises…. et donc au final pour les particuliers. En effet, plus un emprunteur est bien noté, moins il emprunte cher et moins un emprunteur est bien noté, plus il emprunte cher. Un Etat qui passe du triple A au double A pourrait voir le taux de ses emprunts augmenter légèrement. Par ricochet, les banques pourraient aussi se financer également à des taux plus élevés, et donc proposer aux particuliers des taux également plus élevés.
Les taux des crédits immobiliers pourraient donc augmenter sur toutes les durées de prêt. Hors assurance, les augmentations pourraient être de 0,10 % à 0,15% pour les prêts à taux fixes dans un premier temps. Certainement plus après …
Conséquences ? Au lieu de choisir les prêts à taux fixes, les emprunteurs vont -ils se tourner vers les prêts à taux variables qui permettent d’abaisser (au moins au départ) le taux des prêts immobiliers? Probablement pour un petit nombre d‘entre eux. Mais la majorité restera fidèle aux prêts à taux fixes.
Un autre élément entre aussi en jeu, c’est le resserrement actuel des conditions d’octroi des prêts immobiliers. Les banques souhaitent, en effet, réduire au maximum leurs risques de crédits et les problèmes de remboursement qui ne manquent pas de s’aggraver avec la crise économique.
Malgré ce tableau un peu alarmiste, les candidats à la construction ou à l’acquisition d’un logement doivent aussi savoir que les crédits restent encore bon marché et que les conditions proposées aujourd’hui aux emprunteurs sont excellentes par rapport à celles qui ont été offertes dans le passé aux emprunteurs précédents.

